L'homosexualité au Moyen-Age : Harcèlement et condamnation vis à vis de l'acte homosexuel

Durant tout le Moyen Âge, l'homosexualité est considérée comme une hérésie, et est combattue, notamment par l'inquisition ( tribunal de l'Eglise Catholique romaine qui emet un jugement sur la corformité ou non d'une acte par rapport au dogme religieux), sous le nom de bougrerie *.
En 313, le christianisme devient une religion d'Etat sous l'empereur Constantin. A partir de là, les relations entre hommes vont être de plus en plus condmanées. Au Moyen-Age, les homosexuels prènent le nom de "sodomites"; une personne qui selon la Bible a des moeurs perverses.
Les condamnations encourues pour ces derniers ont quelque peu changé au cours des temps:
S'appuyant sur certains textes religieux, et avec le désir de rétablir la moralité d'une société jugée dégénérée, le pouvoir ne tarde pas à sourmonter ce qu'ils appellent la "débauche". 
En 342, les lois de Constance et Constant (empereur romain du Bas-Empire) prévoient la castration des homosexuels passifs. C'est à Byzance que l'on trouve un premier cas de mise à mort d'un homosexuel. A la première condamnationn c'est la castration, à la deuxième c'est l'amputation d'un membre et à la troisième c'est le bûcher ou la potence. Pour la femme c'est l'amputation successive de deux membre et à la troisième condamnation le bûche ou la potence également.

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                                                                                  Diffèrentes scènes de torture du Moyen-Age.

La torture était pratiquée pendant tout le Moyen Âge dans le but de maîtriser les défauts et les péchés de la société.
Les supplices variaient selon la gravité de l'acte commis sur le principe qu'il faut « payer par là où on a péché » (les organes génitaux par exemple pour les homosexuels étaient coupés).

Une peine pour être un supplice doit répondre à trois grandes règles :

  •  Elle doit produire une grande souffrance, différente selon la peine infligée.
  •  La production de la souffrance est prédéfinie, il y a un « code juridique de la douleur », la peine est calculée selon des règles détaillées (nombre de coups de fouet, longueur de l'agonie, type de mutilation...), elle ne s'abat pas au hasard ou en bloc sur le corps par le bourreau.
  •  Le supplice fait partie d'une coutume. Il doit être marquant pour la victime de façon à ce qu'il en ressorte déshonnoré pour lui et pour sa famille.

Ainsi beaucoup des persécutions avaient lieu en public et le divertissement devait satisfaire le peuple et l'assemblée envieux de sensations fortes.
Le déroulement du spectacle se faisait dans la résistance du condamné à une peine longue et douloureuse. Tout était mis en œuvre afin de tranquliser la population qui attendait que justice soit appliqué fermement et correctement.

L'Eglise quant à elle considère le péché de sodomie et d'adualtère comme des péchés de même gravité, mais pour l'adultère le prêtre n'a besoin de la permission de personne pour pardonner ce péché alors que pour la sodomie il a besoin de l'accord d'un évêque.
Plusieurs lois anti-homosexuelles sont publiées par la suite par les empereurs orientaux. Les relations entre hommes prennent alors le statut de "crime contre la dignité humaine", puis de "crime contre nature" notamment sous l'influence de Saint-Augustin (354-430).
Enfin les lois appliquées sous les règnes de Théodoses et de Justinien sont les premières lois à prévoir le bûcher ou la potence pour des actes homosexuels.
L'Eglise prend également des précaution pour éradiquer l'homosexualité, comme par exemple dans les monastères où elles faisaient dormir les moines dans de grands dortoirs de minimum 10 personnes et systématiquement surveillées par un ancien. 

 

*Le terme bougrerie est dérivé de boulgre, qui signifie bulgare, utilisé à l'époque pour désigner les bogomiles (la Bulgarie étant un centre important de cette hérésie, les bogomiles, en tant qu’hérétiques, étaient considérés comme forcément dépravés).