L'homosexualité dans l'Antiquité : tolérance et acceptation vis à vis de le l'acte homoérotique

Dans l’antiquité la société montrait une certaine tolérance ou plus ou moins un acception des pratiques homoérotiques. L’homoérotisme est  le désir sexuel entre deux personnes de même sexe sans pour autant forcement passer à l’acte sexuel. Ces pratiques antiques étaient toutefois très réglementées, en effet tout écart aux normes était mal vu et considéré comme répréhensible. Dans certaines cités de la Grèce antique, on pratiquait par exemple la pédérastie dans le cadre de l’éducation de l’adolescent mâle (le « mignon »), mais cette dernière était généralement très codifiée. A Athènes, la relation entre l’adolescent et l’adulte était la suivante : Le partenaire adulte appelé « l’éraste » devait obligatoirement être le membre actif durant l’acte sexuel, au contraire de l’adolescent appelé « l’éromène »  qui devait être le membre passif. Si cette situation n’était pas respectée la relation était considérée comme totalement immorale. A partir de là on parlait dans l’antiquité de relation homosexuelle naturelle «  Maître / Eleve ».
On retrouve cette conception de la pédérastie dans les texte de Platon comme Le banquet ou Phèdre.
Le premier texte reconnu homoérotique en Grèce était composé des 164 dernires ligne du livre II des poèmes attribués à Théognis de Mégare. Ils ont été écrits au IV sicèle avant Jésus-Christ, et expriment les sentiments pour des garçons à travers de courts poèmes. Théognis de Mégare s'adresse au jeune Kyrnos pour lui enseigner tout ce qu'il doit savoir et le former à devenir un homme d'élite et il laisse comprendre à de nombreux passages qu'il éprouve un certain attachement à son disciple: "C'est pour ton bien, Kyrnos, que je vais formuler ces préceptes tels que je les ai reçus moi-même dans mon enfance des hommes de mérite" (v.27-28), on pourrait penser qu'il lui parle sans doute comme un père à son fils mais il ajoute: "Ne te contente pas de me chérir en paroles et ne va pas porter ailleurston coeur et tes pensées, s'il est vrai que tu m'aimes et que ton âme m'est fidèle. Il faut ou m'aimer d'une affection sincère ou me fuir franchement et me déclarer une guerre ouverte" (v.87-90). Avec l'expression des inquiètudes de Théognis suit le dépit amoureux car il semblerait que Kyrnos ne réponde pas à l'affection de son maître. Nous le voyons grâce à l'ultimatum que pose Théognis à Kyrnos "Aime moi, ou entrons en guerre". Théognis s'adresse donc à Kyrnos comme un père à son fils: "Je ne trouve pas auprès de toi le moindre égard; comme on trompe un petit enfant, tu me paies de paroles" (v.253-254). Aux dires de Platon, Socrate déclarera qu'il a voulu tenir auprès de Athéniens le rôle "d'un père et d'un frère aîné". Cette expression est révélatrice de la forme personnelle et intime que prenait cet enseignement, entièrement fondé sur les rapports d'amitié (ou d'amour), en tout cas d'affection profonde entre maître et élve. 
De plus, la Bible mentionne l’homosexualité à travers l’histoire de Sodome et Gomorrhe, qui associe la décadence sociale et la généralisation des relations entre hommes en femmes. Sodome et Gomorrhe est le quatrième volet d'A la recherche du temps perdu de Marcel Proust et sans doute le plus sombre. Durant ce roman le jeune narrateur découvre que Charlus est homosexuel en ayant entendu ses ébats avec Jupien. L'histoire de Sodome et Gomorrhe est l'histoire de deux villes détruites par le souffre et le feu suite à une importante colère divine. La cause fût le non respect des lois d'hospitalité et de charité dans ces deux civilisations alors que se sont deux valeurs fondamentales dans l'antiquité. Suite aux demandes des habitant de Sodome, de nombreuses discussions furent ouvertent. De là de nombreux textes prophétiques/avant coureurs, donnèrent des interprétations aucunement rattachées à l'homosexualité comme par exemple dans le Livre d'Ezéchiel qui reprocha la non assistance au pauvre et au malheureux. Cependant, plus tardivement, les demandes de ces habitants furent interprétées comme des demandes de rapports homosexuels. 

Dans l'antiquité, l'homosexualité était donc considérée comme normale, à condition qu'elle soit practiquée dans la norme, c'est-à-dire dans le rapport Maître/Eleve (maitre actif, élève passif). Nous ne pouvons donc pas dire qu'elle fût entièrement reconnue et acceptée dans la norme sociale durant l'antiquité, à cette époque nous parlons plus facilement d'acte homoérotique que d'homosexualité. On note l'homosexualité antique dans deux domaines: 

  • Le domaine Grec:  dans l'Athène antique, était installée clairement et reconnue la pédérastie comme la formation des élites de la société, et également largement soumis à des codes dans beaucoup de ses aspects. 
  • Le domaine Latin: les choses sont moins nettes à Rome où la sexualité et son acceptation varient beaucoup selon les époques et les rapports sociaux ce qui se traduit dans la littérature.
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